De mes rêves de voyages à la réalité d'ailleurs
Mes aventures australiennes, chinoises, polynésiennes ou normandes, avec ces petits riens ordinaires

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Au Maroc


Mission : accueillir 10 chinois dans un pays que je connais peu le Maroc. 
On pourrait croire que c'est facile puisque les marocains parlent le français de façon assez répandue. 
Il n'empêche c'est un challenge. 
D'abord le français n'est pas leur langue maternelle. Très souvent ils reprennent la discussion en arabe. 
Ensuite nous sommes un dimanche, mais surtout en plein ramadan. 

Tous ces chinois que je ne comprends très partiellement me demandent de leur apprendre le français. Le basique : bonjour, merci, au revoir ...
Et moi en même temps j'essaie d'apprendre les mêmes mots en arabe. 
Et en fait je ne sais pas si je dois les laisser s'exercer en français ou leur conseiller de se mettre à l'arabe ! Je suis en plein décalage !

Évidemment les sons de ces 2 langues sont franchement différents et elles ont la particularité d'avoir une écriture un peu spéciale. Esthétique dans les 2 cas. Mais qui ne me simplifie pas la tâche moi qui suis visuelle et qui est besoin de me représenter  l'écriture d'un mot avant de pouvoir me lancer dans sa prononciation. 

Ce matin dans l'avion, J'ai essayé vainement de retenir les nombres en arabe. 
L'avantage de l'arabe sur le chinois c'est que c'est une écriture alphabétique. Nous sommes moins habitué à ces caractères là qu'aux lettres grecques ou russes par exemple. c'est pourquoi ,il nous est plus difficile de le lire.  



Publié à 11:46, le ven 2 septembre 2011, dans Insolite !, Casablanca
Mots clefs : Chinoisarabe
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Ma'a Tahiti

Le temps passe tellement vite !

Demain nous quittons déjà la polynésie pour la suite de notre périple.

Voici quand même quelles nouvelles pas très fraîches, mais ma priorité était de vivre ces moments intensément et j'ai mis l'électronique de côté (sevrage un peu forcé je dois l'avouer).

Je vous conte aujourd'hui un des moments les plus apaisants, le plus riche sans doute, la plus belle rencontre que j'ai faite pendant mon séjour (je garde pour plus tard d'autres anecdotes assez intenses) :

La préparation d'un ma'a Tahiti avec la grand-mère de ma cousine Poetua.

vendredi dernier.

A peine sortie de ma douche, avant même d'avoir pu avalé mon petit-déjeuner ma cousine me dit que j'ai déjà raté l'allumage du four, et que l'épluchage du Uru c'est maintenant !

Le Uru ou fruit de l'arbre a pain est un fruit assez gros (plus gros qu'un ananas, moins gros qu'une pastèque), plutôt fibreux et assez proche d'un féculent (comme du pain, quoi ! d'où son nom). C'est un des éléments les plus représentés sur les tissus polynésiens, il sert même d'emblême à l'une des 3 banques locales.

Nous en avions cueillis 3 jeudi après midi.

L'épluchage se fait avec ... 

 

épluchage d'un uru

une boite de conserve découpée !

En fonction de son état de maturité il est cuit de différentes façons : épluché au four traditionnel, avec la peau sur le feu de bois, ou épluché au four moderne (dans la cuisine). 

 Uru bien mûr en train de cuire, entier, sur le feu de bois

Plus il est mûr, plus il est sucré. La texture et le goût sont vraiment très variés : depuis le "pain" assez sec et fibreux, très blanc, à la presque compote naturellement sucrée et plutôt jaune.

Uru au sortir du four

Aussitôt le uru épluché, nous sommes passés aux cocos qu'il fallait débourrer pour obtenir les noix de coco. Nous avons ramassé une douzaine de cocos. Enlever la bourre de coco se fait avec un peu de force, en tapant le coco contre un pieu et en le faisant tourner pour arracher son écorce fibreuse et assez épaisse. Les spécialistes le font en quelques coups (3 à 5), les novices comme mon frère Raphaël ou moi même y mettent beaucoup plus de temps !

Catherine en train de décortiquer un coco

Après avoir décortiqué un ou deux cocos, je m'en vais un instant, le temps de prendre mon petit déjeuner et reprendre quelques forces.

Lorsque la noix de coco est débarassée de son écorce on peut voir les yeux et la bouche de l'anguille originelle (un peu plus tard je vous raconterai la légende du premier cocotier). Il est alors possible de la couper en deux afin de recueillir l'eau de coco. Ensuite il faut raper la chair de coco (autrefois c'était fait à la main sur un petit banc spécial muni d'une coquille aiguisée, aujourd'hui il y a des râpes électriques spécialement adaptées). C'est en pressant cette chair de coco râpée dans un linge que l'on obtient le premier lait de coco, assez épais.

 

Pour obtenir le deuxième lait de coco, on verse l'eau de coco, recueillie préalablement lors de l'ouverture des noix, sur la pulpe râpée déjà presque sèche puisqu'elle vient d'être pressée.  On mélange bien le tout jusqu'à absorption complète du liquide. Et enfin on reprend le linge pour presser la pulpe une deuxième fois. Ce deuxième lait est beaucoup plus léger que le premier. Il sera servi sur la table comme sauce pour accompagner les plats.

Le Poe est un plat sucré qui peut se préparer avec presque tous les fruits. Nous en avons fait à 2 parfums cette fois ci : banane ou papaye.

Préparation du Poe avec les doigts, Catherine, la grand-mère, Aline

La purée de fruit est mélangée à de l'amidon, puis versée dans une feuille de bananier pour être cuite pendant 2 heures dans le four traditionnel.

verser le poe dans une feuille de bananier

Après la cuisson la pâte est versée dans un sirop de sucre (vanillé si possible) puis découpée en morceaux mise à tremper dans le lait de coco.

Je pensais naïvement qu'il s'agissait du dessert, que nenni ! Les polynésiens se servent de tous les plats en même temps et mangent le tout avec les doigts. C'est çà le charme du ma'a Tahiti, tout mélanger.

 

C'est maintenant l'heure (10h) de mettre les plats au four et de le fermer.

Le four traditionnel est creusé dans la terre, mais cette mémé là n'a qu'un petit four installé dans un vieux bidon de 200l. Le principe reste le même : un feu est allumé sous des pierres locales, volcaniques, jusqu'à ce qu'elles soient bien chaudes. Puis le bois est retiré. Des branches de Purau sont installées sur les pierres chauffées à vif. Puis une feuille de bananier sur laquelles sont posés les aliments : Poe et Uru  dans notre cas (ce four là n'est pas assez grand pour accueillir le veau ou le cochon entier). Des feuilles de Uru, puis de bananier puis de Purau sont mises par dessus et enfin une couverture est ajoutée pour fermer le bidon. Nous reviendrons dans 2 heures.

Uru et Poe placés dans le four

 

le feuillage qui recouvre le four

 

Le four avec son chapeau sur la tête

Nous repassons à la cuisine, je vous passe la description de la préparation du Pua choux (porc au chou), du poulet fafa (avec des feuilles de Taro, ou des épinards et surtout du lait de coco), de l'inévitable poisson cru au citron vert et lait de coco. Pourtant c'est bien toute cette agitation qui fait le charme de cette matinée.

 en cuisine, épluchage de légumes

Lors de mes absences de la cuisine, j'ai raté la préparation de l'igname violet, du taro et de la patate douce. Je pense qu'ils étaient simplement mis dans le four "moderne".

 

La dégustation de ce repas a été pour moi un pur moment de bonheur ! une grande assemblée joyeuse (avec une dizaine d'enfants), une température idéale, un souffle de vent léger, une assiette garnie de mets aussi savoureux les uns que les autres, une complicité avec cette grand-mère qui m'a montré toutes les étapes de la préparation.

les enfants à table

Encore un grand merci à Poetua (qui a pris les photos et qui n'est donc malheureusement pas à l'écran aujourd'hui) et sa grand-mère pour l'organisation de cette journée.

MAURUURU !!



Publié à 09:28, le lun 25 juillet 2011, dans Des souvenirs, Bora-Bora
Mots clefs : repas tahitien
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Belvédère et Moorea

Lundi nous avons tenté d'aller au Belvédère. En regardant sur ma carte je croyais qu'il était situé sur la route qui s'enfonce le plus loin dans la montagne. Je suis donc partie en direction du mont Marau au départ de Faaa. Après avoir dépassé la décharge et retrouvé à un croisement de chemins sans aucune indication nous avons croisé quelqu'un. Nous lui demandons si c'était bien la route du Belvédère, il acquiesce en ajoutant que notre kangoo n'est pas adapté à la route très mauvaise et qu'il faut un 4x4. A la première flaque de boue et devant le peu d'enthousiasme de ma progéniture je fais demi-tour. Nous irons simplement nous baigner à la presqu'île.

J'apprendrais, le soir, que le Belvédère est à Pirae et que même les twingo peuvent y grimper. 

Ma cousine, surprise que j'ai acheté une carte routière alors qu'il n'y a qu'une seule route qui longe la côte, se moque gentiment de moi et me conseille de la laisser de côté, je me perdrais peut-être moins !

 

Mardi,  direction Moorea et ...

le Belvédère !

 

Malheureusement la voiture a décidé de ne pas y aller. Le temps d'attente avant d'embarquer ayant été mis à profit par mes filles pour écouter de la musique, cela a tout simplement épuisé la batterie.

Instant de panique : Les filles sont déjà monté à bord avec les piétons puisqu'elles ne pouvaient pas rester dans la voiture pour embarquer, et moi je suis sur le quai dans une voiture qui ne démarre pas, le ferry part dans 3 minutes !!

Je plante la voiture, là, en plein milieu, je vais voir les dames qui s'occupent des piétons en leur disant d'attendre encore 5 minutes que je me décide (soit à faire descendre les filles soit à laisser la voiture ici).

Les gros bras de l'embarquement m'aide en poussant la voiture jusqu'à une place de parking décente. Je prend vite fait les maillots dans le coffre mais ne me charge pas trop avec tout le fatras de plage.

Ouf ! nous pourrons quand même profiter de la journée. Le temps (30 minutes) de bateau va faire retomber gentiment l'énervement. Je m'occuperais de la voiture plus tard.

 

Arrivées à Moorea nous montons dans un mini-bus taxi. Notre guide, née ici d'un père venu de Suisse il y a plus de 75 ans, nous présente cette île superbe de Moorea. nous raconte les plantes, les coutumes. Et nous propose des dégustations de jus de fruits locaux à l'usine Rotui et de confitures délicieuses préparées par les jeunes du lycée agricole.

Si vous trouvez de la confiture de Tiare je vous invite à y goûter (voire à m'en ramener un pot !) c'est vraiment exquis. Au point qu'ils étaient en rupture, le dernier pot ayant déjà été vendu ! Snif ! Nous nous consolerons avec de la confiture de Corossol et de Carambole.

 

Bon, assez parlé, voici quelques photos.

4 filles à Moorea

 

lagon de Moorea

Le lagon de Moorea avec un catamaran au mouillage, les bungalow sur pilotis avec fond de verre (au Sofitel), l'Aremiti 5 qui fait la liaison Moorea - Tahiti au large.

au Belvédère de Moorea

A droite la baie de Cook qui se prolonge par la vallée de Pao-Pao, à gauche la baie d'Opunohu, au centre le mont Rotui.

plage de Temae

La plage de Temae où nous avons passé l'après midi sous le Maramu (le vent du sud, assez fort). Sable blanc, cocotier, mer turquoise, panorama sur Tahiti, soleil ...

tranquille, tranquille

 

Je vous laisse pour aujourd'ui, je vais essayer d'aller au Belvédère de Tahiti (maintenant que je sais où c'est, sans ragarder sur la carte, mais si la voiture veut bien y aller !!)

à bientôt



Publié à 21:52, le mer 13 juillet 2011, dans promenades, Moorea
Mots clefs : BelvédèreplageMoorea
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déjà presque une semaine !

Après la plage de sable blanc de PK18 à Punaauia mercredi et jeudi, nous sommes allées vendredi à la Pointe Vénus sur la commune de Mahina pour voir la fameuse plage de sable de noir.

vue depuis la pointe Vénus

Le temps d'une petite pause dessin et ensuite Catherine se décide à rejoindre les enfants dans l'eau. Mais pas très longtemps une attaque invisible mais pourtant urticante (probablement une méduse) met un terme assez rapide au plaisir de la baignade.

Vendredi soir après un dîner au roulottes nous assistons à un concours de chants et danses traditionnels dans le cadre du Heiva i Tahiti.

diner aux roulottes

J'avoue que les chants m'ont semblé un peu répétitifs, un seul groupe aurait suffit à notre bonheur. Par contre nous avons savouré les 2 groupes de danses. Les costumes étaient splendides, le nombre de danseurs et danseuses impressionnant : 80 danseuses et 30 danseurs, une trentaine de musiciens également.

Le premier groupe nous a présenté l'histoire d'un chef de tribu obligé de prêté sa femme bien-aimée pendant 8 jours au seigneur voisin capricicieux.

Le second groupe rendait hommage à une femme ayant marqué la communauté de Papaara par son engagement politique et humain.

 

Samedi nous avons découvert le trou du souffleur et les 3 cascades voisines. Dans l'après midi nous avons rejoint la famille réunie pour fêter les 3 ans d'Anuhei.

trou du souffleur

cascade

La quinzaine d'enfants présents a profité toute l'après midi de la piscine.

 piscine

Dimanche Min-Tsou a emmené les enfants sur la plage du Radisson et en bateau sur un petit banc de sable blanc.



Publié à 19:25, le lun 11 juillet 2011, dans Des souvenirs, Papeete
Mots clefs : plagescascadesfamille
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Quelques images

pirogue au coucher de soleil sur Moorea

Des pirogues au coucher de soleil sur Moorea

première baignade

Premières baignades dans le lagon

Le prêtre devant la fournaise

Le grand prêtre termine la cérémonie de marche sur le feu

Cath marche sur le feu

Catherine tente l'expérience de marcher pieds nus sur le feu !

 



Publié à 22:22, le ven 8 juillet 2011, dans Des souvenirs, Papeete
Mots clefs : baignadecoucher de soleilmarche sur le feu
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